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Despres et Coma se sont livrés un beau duel
© AFP - Philippe Desmazes
Publié le 16/01/2012 à 09:20 - De notre envoyé spécial Christian Grégoire
Même s'il y a eu quelques étapes tronquées notamment à cause d'orages qui ont transformé les pistes en chemins boueux et celle de la Cordillère des Andes totalement annulée, de façon générale, ce fut un panorama complet des difficultés attendues sur un Dakar, avec la prime aux dunes. En Argentine, où il faisait très chaud, les organismes ont souffert sur des terrains variés. Au Chili, certains ont déploré un peu trop de fech fech toujours pénible à négocier, et au Pérou, la découverte a été très excitante mais aussi très éprouvantes avec de belles et solides dunes sur des cordons incroyables, de véritables difficultés dans lesquelles le rallye s'est joué.
Le duel très attendu entre Marc Coma et Cyril Després, qui comptaient tous les deux déjà trois victoires, a tenu toutes ses promesses. Mais heureusement, malgré une sorte de concurrence exacerbée entre les deux pilotes KTM, cet affrontement s'est déroulé dans une sportivité acceptable. Les deux hommes se sont livrés un mano a mano passionnant. Chacun a été leader tour à tour, et les stratégies de course ont beaucoup compté au final. Després a finalement su mieux gérer les dernières difficultés dans les dunes péruviennes. C'est une victoire méritée pour un garçon certes peu expansif, récompensant un pilote travailleur et opiniâtre, qui s'implique toute l'année dans le développement, la préparation et la fiabilité de ses motos. C'est un pilote qui s'entraîne beaucoup et qui sait bien gérer son team aussi en dehors de chez Red Bull et KTM. Un homme pointilleux. Tout autant sans doute que Marc Coma, qui a aussi fait une belle course. Cela au fond s'est joué sur des détails. Mais le duel a été passionnant. Després a donc pris l'avantage avec ce 4e titre. Dommage qu'il n'y ait pas eu un véritable troisième homme armé pour être un prétendant à la victoire, afin de modifier cet ordonnancement un peu trop prévisible entre les deux seuls, pour l'instant, candidats au succès.
La course autos a été longtemps plus disputée, même si profitant des malheurs des uns et sachant parfaitement négocier les pièges du parcours, Stéphane Peterhansel a finalement fait valoir son talent et son expérience. Les Mini étaient paradoxalement les plus grosses sur le Dakar. Avec 5 Mini et 3 BMW, c'était un team important avec évidemment des ambitions.
Pendant longtemps, ça a été une belle course animée par Nasser Al-Attiyah qui aurait pu faire douter Peterhansel et le clan Mini s'il n'avait pas été contraint à l'abandon. Mais il a souffert d'un manque de rigueur sur le plan du suivi mécanique, car il a eu beaucoup de pépins. Dommage parce que les Hummer, le sien mais aussi celui de Robby Gordon, allaient très vite. Peut-être trop vite, car ce qu'ils ont grappillé comme secondes l'a été au détriment d'une énorme sollicitation des mécaniques, qui a entraîné des conséquences parfois rédhibitoires. Sinon la course aurait pu prendre une autre tournure. Il y a sans doute des choses à revoir dans l'organisation de cette équipe qui n'avait pas l'air toujours de bien savoir où elle allait. Et puis il y a aussi le cas Gordon. Pour l'instant il y a un appel après la notification des commissaires. Sachant qu'une notification de ce genre n'est jamais infondée. A suivre pour avoir confirmation de la décision et savoir s'il conservera ou nom sa 5e place finale.
Concernant les Mini, elles ont donc fait le maximum. Stéphane Peterhansel a démontré sur ce Dakar qu'il était au-dessus des autres pilotes, même de Nani Roma pourtant performant et qui a fait un très beau rallye. Des regrets peut-être aussi pour Holowczyc qui a longtemps été deuxième avant de perdre cinq heures sur un problème de direction assistée et de s'écrouler en fin d'épreuve.A signaler également la belle 3e place de Giniel de Villiers, avec un nouveau projet, ou plutôt un nouveau moteur dans une ancienne voiture Toyota, qu'il a réussi à amener sur le podium.Cela encouragera peut-être Toyota à revenir plus sérieusement en rallye-raid. L'écurie Great Wall, a agréablement surpris avec la belle 7e place de Carlos Sousa, pilote expérimentée qui a apporté son expertise pour cette voiture chinoise. Et enfin, les Français se sont aussi bien débrouillés du côté de chez Buggy, avec notamment Chabot, Magnaldi et Patissier qui ont terminé dans les trente premiers.
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PETERHANSEL S.
38h 54m 46s
ROMA J.
à 41m 56s
DE VILLIERS G.
à 1h 13m 25s
DESPRES C.
43h 28m 11s
COMA M.
à 53m 20s
RODRIGUES H.
à 1h 11m 17s
DE ROOY G.
45h 20m 47s
STACEY H.
à 51m 19s
ARDAVICHUS A.
à 1h 47m 45s
PATRONELLI A.
53h 01m 51s
PATRONELLI M.
à 1h 20m 17s
MAFFEI T.
à 2h 14m 21s
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